Coronavirus, un aperçu de leur cauchemar

coronavirus réfugiés

En ce moment, nous sommes en situation de confinement. La cause, on ne vous l'apprend plus : le coronavirus. Pourtant invisible, il affole le monde, nous fait perdre nos libertés, de choix aux supermarchés ou encore de possibilités de sorties que ce soit pour aller à l'école ou au travail. Tout le monde, même ceux qui ne l'avouent pas, ont peur du grand méchant virus. La preuve en est que les hôpitaux sont encombrés des inquiétudes de chacun sur sa personne, ou encore illustré par les rayons de pâtes et de papiers toilettes vidés.

Mais cette situation due à la pandémie du coronavirus nous fait aussi méditer, parce qu'on a le temps maintenant. Elle nous rappel nos bienfaits, face aux malheurs des autres, que ce soit sur les libertés de chacun, l'alimentation, les systèmes médicaux, scolaire ou autres. Elle nous rappel tous les privilèges et ressources que nous détenons, à l'inverse des populations les plus démunies qui souffrent tout au long de l’année de conditions de vie beaucoup plus difficiles que celles qui nous sont imposées par le confinement.

Comme dirait Kerry James, « nous n'avons qu'effleuré l'horreur de leur quotidien ». Faisons preuve de compassion, d'empathie envers ceux qui subissent, pendant toute leur vie, des épreuves bien pire que les nôtres en ces jours de confinement dû au covid-19.

En Palestine

Les Palestiniens sont nés confinés, dans des zones limitées par des blocus depuis maintenant plus de 15 ans, alors que nous sommes « confinés » dans des appartements confortables et tout équipés, sans réel interdiction de sortie.

En Syrie

Ils n'ont même plus de foyers où s'abriter, ils n'ont pas d'autres choix que de fuir les bombes qui ont détruits leurs abris et leurs hôpitaux. Un pays qui se réfugie dans des camps, où il suffirait d'un contaminé pour que ces rassemblements de millions de personnes cherchant sécurité et chaleur se transforment rapidement en hécatombe impossible à éteindre. Et si cela arrive, pas de système de santé adéquate pour les accueillir.

Au Yémen

Les Yéménites n'ont aucun moyen de trouver de la nourriture, pas de rayon, pas de supermarché. On parle là d'un pays qui subit la pire crise humanitaire du monde, un pays qui compte maintenant 2,2 millions d'enfants souffrent de malnutrition aiguë. Tandis que nous tremblons et paniquons à la vue de rayons de pâtes et de papiers toilettes vides. 

Les Rohingyas

Eux, n’ont même pas de chez eux. Des êtres vivants pourtant sur Terre, mais rejeté et exclue de tout pays. En plus de ne pas avoir de maisons, ils vivent sous persécutions et dans des conditions de vie déplorables. Privés de terres, de nourriture, de liberté de circulation, et même parfois d’aide humanitaire. Croyez-nous, il préférerait être confiné à vos côtés.

Soyons plus sensible à leurs situations, écrasons notre égoïsme, et ayons davantage d'empathie, de compassion, de solidarité, de générosité, envers ceux qui subissent la guerre et meurent sous les bombes, ceux qui sont contraints de fuir leur pays, ceux qui subissent maltraitances et malnutritions, ceux qui sont confinés dans des zones limitées depuis des années, ceux qui meurent de faim... La liste est longue, mais ce n'est là qu'un aperçu. Méditez.

Aidez-nous à protéger ses âmes innocentes.

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